Le 28 mai 2019, l’ambassadrice italienne Teresa Castaldo, inaugure « Le potager de Leonardo » dans le parc de l’ambassade d’Italie à Paris. Ce jardin rend hommage aux études botaniques et à la passion gastronomique du génie de la Renaissance, à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort.

Slow Food y accompagnera le cycle des saisons par ses interventions : le mouvement renouvelle à Paris son engagement pour la défense de l’agroécologie dans les jardins urbains, se prépare à organiser des visites pédagogiques et à semer des variétés de légumes protégées par une Sentinelle Slow Food ou cataloguées dans l’Arche du goût. L’Arche compte à ce jour plus de 5000 produits provenant de 168 pays dans le monde, dont 290 de France.

« J’étudie le mouvement de la sève, parce que je recherche le principe de la vie, que j’appelle aussi l’âme végétative, » écrit de Vinci, qui fut aussi maître des banquets de Ludovico il Moro. Bien qu’il n’ait jamais achevé son grand herbier, l’observation de la nature (à laquelle la peinture « se confronte et lutte ») est la base de sa pensée et de son art.

Avec ce jardin, l’ambassade a choisi de participer aux célébrations du 500e anniversaire, par un hommage permanent et durable. Le potager de Leonardo deviendra source d’approvisionnement pour les cuisines de l’ambassade, tel un jardin urbain vecteur d’autosuffisance, mais aussi véhicule de diffusion gastronomique et culturelle des produits italiens, grâce à des visites guidées et la publication de recettes sur le site de l’ambassade.

Pour Slow Food, les jardins sont d’incomparables outils d’éducation alimentaire et environnementale au sein des écoles et des communautés. Ils encouragent plus particulièrement la transmission aux jeunes générations des connaissances liées à la culture alimentaire et à la protection de l’environnement. Du premier jardin scolaire créé au milieu des années 1990 à Berkeley (Californie), aux 3000 potagers dans des écoles, des villages et en périphérie des villes de 35 pays africains, en passant par les 500 Jardins scolaires d’Italie, tous les jardins Slow Food sont cultivés de manière durable, grâce au compostage, à l’utilisation raisonnée et efficace de l’eau, à des variétés horticoles locales et des traitements naturels contre les nuisibles.

Sur l’idée de la photographe et auteure de livres de cuisine Maria Greco Naccarato, les architectes paysagistes Muriel Consigny et Camilla Paleari ont conçu, le long du mur de délimitation est du parc, un potager composé de cinq jardinières et d’un espace destiné au compostage. Filippo Pizzoni, architecte et historien du jardin, a ouvert la voie dans le choix des variétés horticoles : pour la première saison, des fleurs et des légumes bien connus de Vinci, comme la nepitella (Clinopodium nepeta), la courgette noire de Milan et la chicorée blanche, accompagnés de plantes ayant gagné par la suite l’Europe comme la tomate rouge florentine, mais aussi les aubergines et le radicchio pour représenter la biodiversité italienne contemporaine.

Une dégustation de la première récolte du potager sera proposée lors de son inauguration, accompagnée de l’Acquarosa de Vinci, une infusion à base de boutons de rose séchés et de citron, sa seule recette originale.

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