Mettre la main à la pâte avec les Cesarine

4/10/2020 | Slow Food International | 0 commentaires

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CAVATELLI, MACARONI, FARFALLE, TORTELLONI, TROFIE, ORECCHIETTE, TAGLIATELLE, GNOCCHI… DES MOTS QUI SYMBOLISENT DIFFÉRENTES RÉGIONS DE L’italie. LA MYRIADE DE FORMES DE PÂTES EST TOUT AUSSI FASCINANTE POUR LES ITALIENS QUE POUR LES GENS À TRAVERS LE MONDE, ET LES CESARINE VOUS MONTRERONT COMMENT LES FAIRE CHEZ VOUS, OÙ QUE VOUS SOYEZ !

VOUS RECONNAISSEZ PEUT-ÊTRE CE NOM. EN FAIT, VOUS DEVRIEZ ! LES CESARINE CONSTITUENT LE PLUS ANCIEN RÉSEAU DE CHEFS À DOMICILE D’ITALIE. C’EST AUSSI UNE COMMUNAUTÉ SLOW FOOD QUI ŒUVRE À SAUVEGARDER LA CUISINE TRADITIONNELLE ITALIENNE.

Dans le cadre de Terra Madre, les Cesarine animeront des cours de cuisine en ligne portant sur les formes de pâtes des différentes régions d’Italie, pour vous apprendre comment les faire chez vous. Les cours auront lieu à la demande entre octobre 2020 et avril 2021, cinq jours par semaine.

Paola est avocate en plus d’être une Cesarina, activité secondaire très exigeante qui s’ajoute à un travail tout aussi exigeant et gratifiant.

LA MARMITE EN CADEAU

« J’ai en tête l’image de ma grand-mère faisant des pâtes, mais elle ne m’a jamais rien enseigné. J’ai appris plus tard lors d’un cours de cuisine offert par la Croix-Rouge, pour laquelle je faisais du bénévolat à l’époque. Depuis, je ne me suis pas arrêtée : j’adore cuisiner pour les autres, c’est une façon de construire des relations dans le temps. Beaucoup de mes invités m’écrivent pour me dire ce qu’ils ont appris à faire eux-mêmes. Parfois, ils m’envoient même des cadeaux. »

Les cadeaux sont parfois un peu étranges. « Une fois, un couple anglais a parlé de la marmite, que je ne connaissais pas du tout. C’est une pâte à tartiner à base de levure qui a un goût très prononcé de bouillon. Ils en mangent sur du pain beurré. Les Anglais ont même un dicton, “C’est comme la marmite, on adore ou l’on déteste”. Je dois dire que je fais clairement partie de la seconde catégorie », dit Paola en riant.

À Bologne, sa maison est aussi grande qu’un hôpital. Avant le confinement, elle ouvrait les portes au public trois voire quatre fois par semaine, accueillant les personnes qui avaient réservé pour manger chez elle via le site web des Cesarine.

« La majorité de mes hôtes étaient des étrangers, intéressés par notre culture culinaire. Manger avec une Cesarina signifie apprendre à préparer nos recettes ensemble – que ce soit des tagliatelle, des boulettes de viande ou du tiramisù – et ensuite partager ce repas. » Beaucoup d’amitiés durables voient ainsi le jour. Cuisiner ensemble est peut-être l’une de nos activités les plus unificatrices, il est donc normal que cela tisse des liens.

UNE FILLE QUI N’AIME PAS LES TORTELLINI

Originaire des Pouilles, Alessandra compte les célèbres orecchiette parmi ses spécialités régionales.

Le chemin d’Alessandra est un peu différent : originaire des Pouilles mais vivant aujourd’hui à Bologne, elle a commencé à prendre des cours de cuisine après la naissance de son troisième enfant, pensant que cela serait un moyen de prendre du temps pour elle. « En 2012, j’ai temporairement quitté mon travail pour m’occuper de mes enfants. J’ai saisi l’occasion pour m’inscrire à des cours de cuisine, où j’ai appris à faire des pâtes, du pain et des pâtisseries. »

« Je suis tout de suite tombée amoureuse de la cuisine, tellement que lorsque je suis retournée travailler, je prenais sur mes week-ends pour offrir mon aide dans une boutique qui faisait des pâtes fraîches, afin de ne pas perdre la main. Puis, en 2015, j’ai rencontré les Cesarine lors d’un événement, et on m’a encouragée à les rejoindre. Je n’ai jamais regardé en arrière. » Jusqu’au confinement, Alessandra était chef itinérante et proposait des cours de cuisine chez les gens, mais elle espère pouvoir bientôt donner également ses cours chez elle.

Malheureusement, toute sa famille n’apprécie pas autant ses petits plats. Lorsque je lui ai demandé si ses trois enfants adoraient aussi la cuisine, elle m’a répondu : « Le grand aime la nourriture en général, il mange volontiers et en grande quantité tout ce que je fais. Mais la deuxième, ma fille aînée… elle n’aime pas les tortellini et je ne m’y fais pas. Ma plus jeune fille est la seule pour l’instant qui adore bidouiller en cuisine ! »

ÉLASTIQUES COMME LES PÂTES : LES CESARINE EN CONFINEMENT

Pour les Cesarine, comme pour tout le monde, la vie a radicalement changé ces derniers mois. Et ce n’est que très récemment qu’elles ont pu ouvrir à nouveau leur maison aux visiteurs, en mettant en place toutes les nouvelles mesures de santé et de sécurité. Mais elles sont pleines de ressources et infatigables. Même pendant le confinement, elles ont été bien occupées. Elles sont presque immédiatement passées aux événements numériques, en proposant des cours gratuits sur Skype. Aujourd’hui, elles combinent les deux : ateliers physiques et cours collectifs en ligne. Une approche ambitieuse, mais la nécessité est mère de l’invention, pour les Cesarine comme pour l’ensemble de Terra Madre 2020 !

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