Le septième Congrès international de Slow Food, qui s’est déroulé à Chengdu du 29 septembre au 1er octobre, s’achève et montre la route à suivre dans les années à venir.

En Chine, Slow Food annonce les défis à relever dans les années à venir : « Défendre la diversité sous toutes ses formes, travailler pour réduire les inégalités et garantir l’accès à la connaissance pour tous ».

« Ce Congrès nous permet de réaffirmer haut et fort notre rejet du modèle de développement actuel. Les témoignages des membres du réseau Slow Food et de Terra Madre au cours de ces journées de travail ont confirmé qu’il existe des modèles alternatifs performants. Quant au jeune réseau Slow Food en Chine, il décide de s’engager résolument sur cette voie qui lui accordera un rôle fondamental, si l’on prend en compte les nombreux enjeux à venir dans ce pays ». Ce sont les mots de Carlo Petrini dans son discours de clôture du Congrès, devant les 400 représentants issus de 90 pays du réseau qui l’ont réélu à la présidence du mouvement.

Protection de la diversité sous toutes ses formes, lutte contre les inégalités, diffusion des connaissances.

« Redynamisons le réseau, les entreprises équitables, de petite taille : c’est dans le local, le petit, que nous puisons nos forces et notre pouvoir d’action. Le réseau de Slow Food est depuis treize ans associé à Terra Madre. Nous restons du côté des plus humbles, nous les accompagnons dans les champs, nous les défendons sur les marchés paysans, nous les renforçons grâce à cette alliance scellée entre cuisiniers et producteurs ».

À l’issue de ses travaux, le Congrès a approuvé la Déclaration de Chengdu : la nécessité de se battre pour garantir l’accès à une nourriture de qualité, propre, juste et saine pour tous; la reconnaissance de l’accès à la connaissance comme un droit commun et d’une dignité égale entre savoirs traditionnels et savoirs académiques : le refus d’une quelconque exclusion à caractère politique, économique et social ; la protection de l’environnement est l’axe prioritaire de notre action notamment grâce à diverses campagnes ; la nécessité de réaffirmer que la diversité est la plus grande richesse dont nous disposons en tant qu’êtres humains et en tant que collectivité ; la volonté de lutter à tous les niveaux contre la répartition inégale des richesses et des opportunités.

Le Congrès a également chargé le nouveau groupe dirigeant de mettre en œuvre la refonte totale de l’organisation structurelle du mouvement dans les trois prochaines années, avec un objectif d’inclusion et d’ouverture.

La direction qui sera en place jusqu’à fin 2020 est composée de 43 conseillers issus de 32 pays. Les membres du Conseil exécutif ont été réélus : Carlo Petrini, président ; Paolo Di Croce, secrétaire général ; Alice Waters (États-Unis), Edward Mukiibi (Ouganda), Richard McCarthy (États-Unis), Ursula Hudson (Allemagne), Joris Lohman (Pays-Bas) et Roberto Burdese (Italie). À cette liste s’ajoutent Georges Schnyder (Brésil) et Qun Sun (Chine), représentants respectifs de l’Amérique latine et du continent asiatique, qui ne siégeaient pas jusqu’à présent au Conseil exécutif.

Outre la Déclaration de Chengdu, six motions élaborées grâce à un vaste travail collectif ont été votées par le Congrès :

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