Dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique 2017 (COP23) qui se tient actuellement à Bonn (Allemagne), Slow Food renouvelle son engagement à combattre le changement climatique par les choix alimentaires du quotidien. Des cuisiniers du monde entier issus de l’Alliance Slow Food des chefs attirent l’attention sur le lien entre alimentation et changement climatique à l’occasion de Mijotons des solutions pour un futur meilleur, le second volet de la campagne Slow Food Le changement au menu.

Les chefs ont le pouvoir modifier la manière dont les populations mangent et ainsi de changer le monde : c’est pourquoi les membres de l’Alliance des chefs dans le monde entier relèvent le défi et combattent le changement climatique dans leur cuisine à travers plusieurs activités :

 

  • En Albanie, les chefs Altin et Anton Prenga ont organisé des activités dans leur restaurant durant tout le mois de novembre pour expliquer le réchauffement climatique aux plus jeunes, grâce à des graphiques. Les membres de l’Alliance des chefs en Albanie organisent également l’Olive Festival et un évènement lié auPoisson d’eau douce, un produit oublié par la majorité de la population, mais demeure important dans la cuisine populaire.
  • En Belgique, les membres de l’Alliance des chefs se sont retrouvés à Bruxelles le 6 novembre pour préparer un menu écolo. Chaque plat réinterprétait un plat traditionnel belge à la sauce durable.
  • Au Brésil, les membres de l’Alliance ont organisé le 6 novembre un évènement à Florianopolis, en présence de Carlo Petrini, président et fondateur de Slow Food International, durant lequel ils ont préparé plusieurs plats à base de produits des Sentinelles brésiliennes.
  • Au Canada, les membres de l’Alliance se retrouveront le 26 novembre à Montréalpour cuisiner un menu local et de saison.
  • Au Kenya, les membres de l’Alliance ont lancé le 5 novembre un évènement pour promouvoir la campagne “Eat Kenyan” avec un menu local.
  • Au Royaume-Uni, les membres de l’Alliance ont relevé le défi local #50milemeal,durant lequel ils devaient cuisiner un repas à l’aide d’ingrédients produits dans un rayon de moins de 80 kilomètres, au moins une fois par semaine.
  • Aux USA, plus de 100 membres de l’Alliance des chefs ont créé un plat signature végétarien à partir d’un produit en voie d’extinction : la Semoule de maïs corné des Sea Islands, produit de l’Arche du Goût Slow Food.
  • En Argentine, Colombie, Équateur, France, Allemagne, Islande, Italie, Mexique,Pays-Bas, Russie et Ouganda, les membres de l’Alliance des chefs participent au défi dans leurs propres restaurants avec des menus durables.L’Alliance Slow Food des chefs rassemble plus de 800 cuisiniers de 20 pays : Albanie, Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Équateur, France, Allemagne, Islande, Inde, Italie, Kenya, Mexique, Maroc, Pays-Bas, Russie, Ouganda, Royaume-Uni et États-Unis. L’Alliance est constituée de chefs ayant noué un pacte avec les producteurs de Sentinelles Slow Food et de l’Arche du Goût et tous les producteurs locaux cultivant dans le respect du concept bon, propre et juste. Les chefs s’engagent à indiquer le nom de leurs fournisseurs sur leur menu, donnant ainsi de l’importance et de la visibilité à leur travail. L’objectif est de stimuler la création de circuits courts, qui offrent des débouchés pour ces produits authentiques souvent ignorés par les grands revendeurs.* En octobre dernier, Slow Food a lancé la campagne mondiale Le Changement au menu, qui met en avant la relation entre alimentation et changement climatique : nous pouvons et nous devons changer les choses par l’alimentation. Le réseau mondial de Slow Food soutient et promeut des solutions de production alimentaires capables d’atténuer son impact sur le climat en œuvrant à protéger la biodiversité, encourager l’éducation alimentaire et environnementale, informer tous les acteurs et tenter d’influencer la politique à tous les niveaux. Le premier défi Mangeons local, lancé en octobre, a rassemblé plus de 3500 contacts dans le monde entier. Slow Food veut impliquer directement les individus dans leurs choix quotidiens, ce qui peut avoir un effet majeur sur le changement climatique : choisir des ingrédients bons, propres et justes, réduire de manière drastique la consommation de viande, refuser toute viande issue de l’élevage intensif et les fruits et légumes venus de l’autre bout de la planète.

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