Je m’appelle Luciano et je cultive le cacao au sein de la communauté Dois Riachões, située à Ibirapitanga, dans le sud de l’état de Bahia, au Brésil.

Il s’agit d’une terre de forêts et de sources (on en compte environ 3500) ponctuée de plants de cacao cultivés de manière agroécologique sur le modèle de la Cabruca sur plus de 150 hectares. Dans ce système agroforestier, les plants de cacao poussent en harmonie avec tout le reste de la biodiversité locale, soit plus de 250 espèces natives, dont des animaux en voie d’extinction, comme le tamarin lion à tête dorée. Ce système contribue également à atténuer les effets du changement climatique dans la région. Ces deux dernières années, celui-ci a provoqué une sécheresse prolongée qui a eu des effets prononcés sur la forêt atlantique, modifiant les cycles de pluies dans la région et entrainant, par conséquent, la perte de récoltes de cacao. Ces longues périodes de sécheresse, particulièrement en 2015-2016, ont réduit de manière notable la production de Cabruca Cacao.

Protéger la production de Cabruca Cacao, c’est protéger la Forêt atlantique et toute sa biodiversité locale.

La méthode de production ne priorise pas seulement la protection de l’environnement et la production de cacao bio, mais elle garantit aussi des relations plus justes entre producteurs et marchés, une plus grande capacité de négociation pour les producteurs et une volatilité moindre sur le marché international. Dans ce contexte, Slow Food joue un rôle fondamental dans la promotion et la protection du biome, en créant des liens entre producteurs et consommateurs et en promouvant une production alimentaire bonne, propre et juste.

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