Depuis plus d’un siècle et demi, la science et l’industrie se sont emparées des relations de travail vis-à-vis des animaux de ferme. Elles ont transformé l’élevage, c’est-à-dire le travail qui consiste à élever les animaux, en un ensemble de productions animales, industrielles ou intensifiés, dont l’objectif principal n’est pas de « nourrir le monde » comme elles le prétendent mais de générer des profits, le plus possible et le plus vite possible. Les animaux sont devenus des machines ou des choses. Les paysans sont devenus des producteurs de matières animales.

Pour maximiser les performances, produire plus vite et à moindre coût, les animaux ont été enfermés et, notamment grâce aux antibiotiques, on a pu les entasser ou les encager dans des bâtiments de plus en plus grands. Ils sont produits en masse et abattus en masse. Durant ces dernières décennies, les citoyens et les consommateurs ont pu croire que les choses allaient mieux pour les animaux puisque l’on s’occupait de leur « bien-être ».

Or, ce n’est pas le cas. Le bien-être des animaux est incompatible avec leur traitement industriel. Les cages, mêmes agrandies, restent des cages. Et l’injonction à la performance qui pèse sur les animaux restent la même. Dans les bâtiments industriels, pour les cochons, les volailles, les veaux… c’est : marche ou crève.

Derrière les produits animaux, la viande, le lait, les fromages, les œufs… que nous mettons dans notre caddie au supermarché, quels systèmes de production encourageons-nous ?

Notre relation aux animaux de ferme n’est pas condamnée à la violence industrielle et au non-sens. Vivre et travailler avec des vaches, des cochons, des brebis… fait partie de notre histoire multi-millénaire avec les animaux et de notre devenir humain. Et, justement parce que les animaux de ferme font si intimement partie de nos vies, nous devons leur offrir une vie qui soit la meilleure possible. Pour élever les animaux, nous n’avons pas besoin de cages, pas besoin de dominer les animaux ni de les asservir, pas besoin de les mutiler. Nous avons besoin de respect, d’intelligence et de dignité. Des millions d’éleveurs de par le monde respectent leurs animaux, ils ont besoin de notre soutien.

Pour que ces éleveurs soient reconnus, encouragés et que d’autres changent leurs pratiques, il est plus que temps de sortir de l’ère industrielle dans nos relations aux animaux. En maltraitant les animaux, nous détruisons le lien fabuleux qui existe entre eux et nous, nous les insultons, nous les méprisons, nous les trahissons mais en agissant ainsi c’est nous-mêmes que nous faisons déchoir, c’est la beauté de notre vie avec les animaux que nous foulons aux pieds.

Nous ne méritons pas le sort que nous infligeons aux animaux. Soyons à la hauteur, soyons humains avec eux.


Signez la pétition End the Cage Age

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